1974 – 1980
Les années fastes

Mineurs transportant le minerai d’or sur rail sous le ciel de la mine d’Hassaï (Soudan, 1980). © BRGM

Alors que le BRGM achève de poser les bases de son organisation et de ses activités, la crise pétrolière éclate en 1973. Face à l’enjeu d’approvisionnement national, l’établissement se révèle comme l’opérateur clé de la stratégie d’exploration de la France. Son expertise et ses moyens sont également mis à profit pour l’exploitation minière. En régions comme à l’étranger, on fait désormais de plus en plus appel au BRGM, reconnu comme le spécialiste du sous-sol.

Fin 1973, la crise du pétrole met au jour la vulnérabilité de la France pour son approvisionnement en énergies et en matières premières minérales. La réalisation d’un inventaire minier est décidée et confiée au BRGM : il est le seul opérateur à posséder à la fois le statut de service public, l’expertise requise et les moyens nécessaires. Étendues à la Guyane puis à la Nouvelle-Calédonie, ces opérations, qui dureront jusqu’en 1992, permettront de découvrir de nombreux gîtes et d’améliorer considérablement la connaissance du sous-sol national.

Un sondage au marteau fond-de-trou sur un indice de fluorine dans le Morvan (Bourgogne, France).
Un sondage au marteau fond-de-trou sur un indice de fluorine dans le Morvan (Bourgogne, France).

Une activité prospère

Acteur minier majeur de par son héritage, ses missions et ses équipements analytiques de pointe, le BRGM s’impose comme l’un des premiers explorateurs mondiaux, tout en étant présent en aval de la filière. En 1978, il crée une structure d’investissement et d’exploitation miniers, la Compagnie française des mines (Coframines), qui regroupe les sociétés minières dans lesquelles il a des participations. Suivront le rachat de la Compagnie française d’entreprises minières, métallurgiques et d’investissements (Cofremmi) et la création de la Compagnie internationale de développement minier (Cidem) en 1980. Cette même année, le BRGM prend aussi le contrôle de la Société des mines et produits chimiques de Salsigne, dans l’Aude, alors premier producteur d’or en Europe.

Si les missions de service public se développent rapidement, soutenues par l’instauration en 1975 de la taxe parafiscale sur les granulats, ainsi que la recherche scientifique, au budget croissant, l’activité commerciale prospère également. Les services géologiques régionaux sont de plus en plus sollicités. Face à la sécheresse historique de 1976 notamment, le BRGM mobilise, à la demande des maires, ses compétences en hydrogéologie et les données de sa banque du sous-sol (BSS).

Des géophysiciens en prospection d’or, pris dans les rapides du fleuve Oyapock (Guyane, 1980).
Des géophysiciens en prospection d’or, pris dans les rapides du fleuve Oyapock (Guyane, 1980).

Une renommée internationale

Le chiffre d’affaires progresse tout autant à l’international, en particulier en Arabie saoudite. En 1975, une Agence d’intervention à l’étranger (AGE) est même mise en place avec succès pour vendre des prestations autour de l’aménagement, un marché très concurrentiel.

Point d’orgue de cette période, le BRGM participe activement à l’organisation du 26e Congrès géologique international, qui se tient à Paris en 1980. Profitant de l’occasion pour afficher son savoir-faire cartographique, l’établissement français voit sa renommée décupler.

1974: Claude Guillemin, directeur du service géologique national au BRGM, à propos du recyclage

INSTANTS-BRGM
1974

Le BRGM engagé dans le recyclage des déchets urbains

Les années 70 marquent le début des activités de protection de l’environnement du BRGM. Claude Guillemin demande alors la construction d’une nouvelle halle pilote pour recycler les déchets. On découvre que le directeur du BRGM avait déjà anticipé les problématiques d’aujourd’hui.
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1975

Le BRGM et l’inventaire minier de la France

Confié au BRGM par le gouvernement français, suite au choc pétrolier de 1973, l’inventaire minier de la France permettra d’améliorer les connaissances du sous-sol.
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1976

Le BRGM face à la sécheresse

L’été 1976 est marqué par la forte sécheresse qui a touché l’ensemble du territoire métropolitain. Prestations hydrogéologiques ou encore utilisation de la BSS ont été des outils essentiels pour venir en aide aux maires des différentes communes.
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1976

La géothermie sous maîtrise d’œuvre du BRGM

Le BRGM connaît un intérêt croissant pour les énergies renouvelables et voit dans la géothermie un potentiel énergétique non négligeable. Dix ans seront nécessaires pour que cette technique connaisse une réelle impulsion et soit utilisée pour le chauffage de logement ou encore pour le chauffage de l’École normale supérieure de Lyon.
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1977

Le BRGM et le cas d’école Neves Corvo au Portugal

Deux forages, en 1973 et 1977, auront été nécessaires pour pouvoir identifier les amas minéralisés. Leur profondeur et la complexité structurale ont rendu les opérations complexes. Les compétences et la persévérance des géologues ont permis à partir de 1984 d’exploiter la mine de Neves Corvo.
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1978

Le BRGM et l’exploitation minière

De par son histoire, l’exploitation minière est l’une des activités majeures du BRGM, faisant de lui, en 1978, l’un des premiers explorateurs mondiaux. Avec la création de Coframines, le BRGM rassemble ses participations minières en une seule structure et développe plusieurs projets miniers. Ces derniers prendront fin prématurément causé par des situations instables : baisse du prix de l’or, conditions sociales, politiques et d’exploitation difficiles.
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1980

Le BRGM participe au centenaire du congrès géologique

Le BRGM participe à l’organisation du 26e congrès géologique international à Paris renforçant ainsi sa présence sur la scène internationale. Le BRGM profite de cet événement pour éditer une nouvelle carte géologique de la France mettant en avant des innovations, comme l’emplacement géographique réel de la Corse.
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