1959

Création officielle du BRGM

Durant la période d’après-guerre, la création de bureaux miniers dans le monde s’accroît. Inspiré du modèle du bureau de recherches et de participations minières au Maroc, le Bureau Minier de la France d'Outre-Mer (BUMIFOM) et le Bureau minier guyanais voient le jour. En 1958, le contexte international évolue : la Communauté européenne est créée, différents pays d’Afrique et Madagascar deviennent indépendants. C’est dans ce contexte que la décision est prise de regrouper les organismes de recherches géologiques. Le 23 octobre 1959, le BRGM voit le jour.

Le siège social du BUMIFOM à Tananarive (Madagascar, 1950).
Le siège social du BUMIFOM à Tananarive (Madagascar, 1950). © BRGM

Après-guerre, la France s’équipe de structures capables d’agir dans le domaine minier en s’inspirant d’un modèle éprouvé, celui du Bureau de recherches et de participations minières (BRPM), créé en 1928 au Maroc, alors sous protectorat français. C’est ainsi qu’en 1948 le Bureau de recherches minières de l’Algérie (BRMA) et le Bureau minier de la France d’outre-mer (Bumifom) voient le jour, suivis l’année suivante par le Bureau minier guyanais (BMG).

Structure majeure, le Bumifom, qui a compétence sur les territoires des anciennes Afrique occidentale française (AOF) et Afrique équatoriale française (AEF), sur Madagascar et la Nouvelle-Calédonie, va progressivement absorber la Direction fédérale des mines de l’AOF, l’Institut équatorial des recherches géologiques et minières de Brazzaville, la Direction de la géologie et de la prospection minière du Cameroun et certaines activités à Madagascar et en Nouvelle-Calédonie. En 1958, un accord avec la Communauté européenne du charbon et de l’acier (Ceca) confie au Bumifom l’exploration en AOF et AEF des pondéreux (fer, charbon, manganèse). L’effectif est alors de 2 173 employés, avec entre autres, 28 ingénieurs des mines, 71 géologues et 130 prospecteurs et techniciens.

Un géologue d’exploration devant un bac conglomératique des grès de Mouka, dans la région de Bria Oubanghi-Chari (Tchad, années 1950).
Un géologue d’exploration devant un banc conglomératique des grès de Mouka, dans la région de Bria Oubanghi-Chari (Tchad, années 1950).

Du BRGG au BRGM

En 1953, le BRGG est remplacé par le Bureau de recherches géologiques, géophysiques et minières de la France métropolitaine (BRGGM). Tout en reprenant les attributions du BRGG en matière de recherche géologique et géo physique, cet établissement public à caractère industriel et commercial (ÉPIC) hérite également de ses prérogatives concernant le recueil, l’archivage et la mise à disposition du public de la documentation sur le sous-sol. De plus, il bénéficie de toutes les possibilités offertes à une entreprise minière : il est habilité à acquérir les titres miniers nécessaires à ses activités de prospection et d’exploitation et à la prise de participations dans des sociétés d’exploitation.

À partir de 1958, le contexte national et international se transforme. La Communauté européenne fait ses premiers pas, différents pays d’Afrique et Madagascar accèdent à l’indépendance. Pour s’adapter à ce nouvel environnement, décision est prise de regrouper les organismes de recherche géologique et de prospection minière. Le nouvel ÉPIC est bâti autour du Bumifom, qui sert d’ossature administrative, et agrège trois autres entités : le BRGGM, le BRMA et le BMG. Le 23 octobre 1959, un décret annonce officiellement la naissance du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

Carte de voeux datant de 1954, lors de la création du BRGG (Bureau de recherches géologiques et géophysiques), l'un des ancêtres du BRGM (Paris, 1953).
Carte de voeux datant de 1954, lors de la création du BRGG (Bureau de recherches géologiques et géophysiques), l'un des ancêtres du BRGM (Paris, 1953).
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